Aménagement d'un crapauduc

Sauver la biodiversité dans nos forêts, c’est sauver les crapauds

 

Mare aux crapauds de Saint-Nom-la-BretècheDepuis 9 ans, un groupe de bénévoles, membres de l’Association des Amis de la Forêt de Saint-Germain et de Marly, et habitants de Saint-Nom-la-Bretèche ou de ses environs, protègent les crapauds lors de leur migration. La construction du crapauduc s'est terminée en novembre 2009. Il s'agissait de créer un passage souterrain en lisière de la forêt de Marly, sur la petite route communale qui relie Saint-Nom-la- Bretèche au hameau de Sainte-Gemme.

 

 

 

Crapaud commun sur tigeLe crapaud commun (« Bufo Bufo ») est une espèce protégée dans notre pays. Au début de chaque printemps, ces amphibiens quittent la forêt dans laquelle ils séjournent pour regagner la mare dans laquelle ils sont nés, pour s’y accoupler et pondre. Une population de crapauds vivant dans le sud de la forêt de Marly devait traverser une petite route communale (de Saint-Nom-la-Bretèche à Sainte-Gemme) pour se rendre sur son lieu de ponte, une petite mare située en lisière de forêt. Il y a quelques années, ces crapauds se faisaient massivement écraser.

 

 

Pelleteuse pour construction du crapauducCette année, les bénévoles engagés dans cette action ont permis à plus de 2000 crapauds de regagner leur lieu de ponte en toute sécurité. Le projet a bénéficié d’un important financement de la Fondation Nature & Découvertes, qui diffuse des documentaires (visibles sur son site) afin d’illustrer ses actions. Une équipe de tournage a donc été chargée par la Fondation de réaliser un petit film sur notre projet « crapauduc ».

Blocs béton pour crapauduc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant la construction de ce dispositif, à la fin de chaque hiver, un barrage amovible était installé de chaque côté de la route. Les bénévoles y passaient matin et soir pour ramasser les crapauds tombés dans les seaux, leur faire regagner l’autre côté de la route, et vérifier l’état de la bâche. Ce dispositif était cependant imparfait, la bâche étant d’une résistance modérée, et coûteux en temps et en énergie car imposant chaque année sa mise en place et son retrait, et un passage ininterrompu de bénévoles, matin et soir, pendant environ 2 mois.

 

Ainsi, la création de corridors écologiques est aujourd’hui activement encouragée en Ile-de-France.

 

 

Voir l'article paru dans le Courrier des Yvelines le 18 février 2009

 

 

- Informations légales - Plan du site -